Il existe un lien surprenant entre la qualité des eaux souterraines et la maladie de Parkinson

On y pense rarement en remplissant un verre d'eau : quel âge a réellement cette eau ? Pourtant, c'est peut-être une question qu'il faudrait se poser. D'après une nouvelle étude américaine, les personnes qui consomment des eaux souterraines relativement récentes pourraient présenter un risque plus élevé de développer la maladie de Parkinson.

« L'une des façons d'étudier notre exposition aux polluants modernes, c'est d'analyser notre eau potable », explique Brittany Krzyzanowski, chercheuse principale à l'Atria Research Institute de New York. Elle précise que les eaux souterraines formées au cours des 75 dernières années par les précipitations ont été davantage exposées aux pesticides, aux substances industrielles et à d'autres contaminants contemporains. Les eaux plus anciennes, généralement plus profondes, bénéficient d'une meilleure protection contre les polluants de surface. « Il semblerait fortement que l'âge des eaux souterraines et leur localisation puissent constituer des facteurs de risque pour Parkinson », avertit cette géographe de la santé.

Les aquifères au cœur de l'étude

Pour mener cette recherche, les scientifiques ont analysé les données de 12 370 personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de plus de 1,2 million de personnes non touchées par cette pathologie cérébrale. Les groupes ont été appariés selon l'âge, le sexe et l'origine ethnique. Tous les participants résidaient dans un rayon de 5 kilomètres autour de l'un des 1 279 points de mesure répartis dans 21 grandes nappes phréatiques américaines, appelées aquifères.

Un aquifère est une couche souterraine de roche poreuse, de sable ou de gravier capable de stocker et de transporter de l'eau. Les chercheurs ont examiné l'âge des eaux souterraines, le type d'aquifère concerné ainsi que la source d'approvisionnement en eau potable — en distinguant notamment les réseaux municipaux des puits privés.

Calcaire et sables glaciaires

Aux États-Unis, deux grands types d'aquifères sont particulièrement répandus : les aquifères carbonatés et les aquifères glaciaires. Les premiers sont principalement composés de calcaire, dans lequel l'eau circule à travers des fissures et des conduits. Ce transport rapide les rend plus vulnérables à la contamination provenant de la surface. On les trouve notamment dans certaines parties du Midwest, du Sud et en Floride.

Les aquifères glaciaires, quant à eux, se sont formés lors du retrait des glaciers il y a plus de 12 000 ans. Composés de sable et de gravier, ils permettent une circulation de l'eau plus lente et plus diffuse — un processus qui favorise une filtration naturelle efficace.

Des écarts de risque considérables

Les personnes s'approvisionnant en eau potable depuis des aquifères carbonatés, que ce soit via des réseaux municipaux ou des sources privées, présentaient — après correction pour l'âge, le revenu et la pollution atmosphérique — un risque de Parkinson supérieur de 24 % à celui des personnes consommant de l'eau issue d'autres types d'aquifères. Par rapport aux consommateurs d'eau provenant d'aquifères glaciaires, ce risque grimpait même à 62 % de plus. L'eau plus ancienne dans les aquifères carbonatés semble avoir un effet protecteur : chaque augmentation d'un écart-type de l'âge des eaux souterraines est associée à une réduction d'environ 6,5 % du risque de Parkinson.

Les eaux circulant dans des systèmes carbonatés depuis moins de 75 ans sont liées à un risque de maladie neurologique 11 % plus élevé par rapport aux eaux enfouies depuis plus de 12 000 ans, c'est-à-dire depuis la dernière période glaciaire. « Nous pensons que l'effet protecteur des eaux souterraines plus anciennes se manifeste surtout dans les aquifères carbonatés, car le contraste entre eaux jeunes et eaux anciennes y est plus marqué », indique Krzyzanowski. « Les eaux nouvellement infiltrées sont plus sensibles à la contamination, tandis que les eaux plus anciennes restent plus pures lorsqu'elles sont isolées par une couche imperméable. »

Que retenir de tout cela ?

Les différences entre eaux jeunes et eaux anciennes sont moins prononcées dans les aquifères glaciaires. Cela s'explique probablement par le fait que les contaminants y sont mieux filtrés lors du long cheminement souterrain de l'eau. Les chercheurs soulignent que leur étude n'établit pas de preuve que les eaux souterraines récentes causent directement la maladie de Parkinson. En tant qu'étude observationnelle, elle ne permet pas d'établir de lien de causalité. Elle met néanmoins en lumière l'importance de l'origine de notre eau potable.

« L'origine de notre eau peut influencer notre santé neurologique sur le long terme. Il est donc essentiel de prendre en compte l'âge et le type de source », souligne Krzyzanowski. « En combinant les connaissances sur les eaux souterraines avec les avancées en matière de santé cérébrale, nous serons mieux à même d'évaluer et de réduire les risques environnementaux. »

Qu'est-ce qu'un aquifère, et comment ça fonctionne ?

Un aquifère est une couche souterraine de sable, de gravier ou de roche poreuse capable de stocker et de laisser circuler l'eau. Imaginez une éponge naturelle enfouie sous nos pieds. Les eaux de pluie s'infiltrent lentement dans le sol pour alimenter ces nappes souterraines, qui sont ensuite exploitées par pompage pour l'alimentation en eau potable, l'agriculture ou l'industrie.

La qualité des eaux souterraines est généralement élevée, car elles sont partiellement filtrées au cours de leur progression à travers le sable et l'argile. Cependant, ces nappes subissent des pressions croissantes dues aux engrais, aux pesticides et aux polluants industriels. La protection de ces réserves d'eau invisibles est d'une importance capitale pour garantir une eau potable de qualité, aujourd'hui comme demain.

Auteur/autrice

  • Jonathan Coni est un blogueur et influenceur français reconnu pour ses contenus pratiques autour des astuces du quotidien. À travers des vidéos courtes, claires et faciles à reproduire, il partage des lifehacks pour la maison, des conseils de ménage, des idées DIY et des petits trucs qui simplifient la vie de tous les jours.

    Son approche se distingue par des solutions simples, rapides et accessibles, souvent réalisées avec des produits courants : éliminer la rouille, optimiser le rangement, nettoyer plus efficacement ou résoudre de petits soucis domestiques. Avec un ton direct et pédagogique, Jonathan aide sa communauté à gagner du temps, à économiser et à adopter des gestes malins au quotidien.

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